L’histoire de Jane Doe
CETTE FEMME, dénommée Jane Doe, est une militante, une auteure et une enseignante féministes qui a lutté pour la réforme des pratiques policières lors des enquêtes dans les affaires de viol. Elle-même victime de viol en 1986, elle devient la première femme à assurer sa propre représentation en justice dans la poursuite pénale contre son violeur. Elle poursuit subséquemment la police de Toronto pour violation de son droit constitutionnel à l’égalité et pour manquement de la police à ses devoirs envers elle en tant que cible prévisible d’un violeur en série. Malgré les embûches à surmonter à chaque tournant, pendant onze ans elle livre une bataille juridique afin que la responsabilité de la police dans ce drame soit reconnue. Et elle obtient gain de cause. En 1998, un jugement est rendu en sa faveur contre la police pour la somme de 220 000 $. L’affaire Jane Doe c. Metro Toronto est rapportée dans les recueils judiciaires, ÉTABLISSANT UN PRÉCÉDENT EN DROIT QUE L’ON ENSEIGNE DANS TOUTES LES FACULTÉS DE DROIT DU CANADA. À LA SUITE DE CETTE VICTOIRE, PENDANT DIX ANS, avec d’autres, ELLE dresse le bilan social de Jane Doe à Toronto, dans un effort pour que la police change ses politiques et ses pratiques en matière des enquêtes dans les affaires de viol. Jane Doe poursuit sa lutte pour l’éradication des mythes et des stéréotypes liés aux incidents de viol, lesquels sont profondément ancrés dans la culture policière, DANS LES MÉDIAS ET DANS D’AUTRES INSTITUTIONS, en préconisant un changement féministe dans les pratiques juridiques entourant le viol. Son livre, The Story of Jane Doe, RANDOM HOUSE, relate cette affaire.
